Sécurisation de la M108 : le savoir-faire d’Acro évolution au service de la sécurité routière

En tant que responsable de la société Acro Évolution, spécialisée dans les travaux sur cordes, je tenais à partager avec vous cet article qui concerne nos récentes interventions sur la M108 à Caloire. Venant du Nord, notre équipe a été mobilisée pour cette mission délicate qui nécessite expertise et précision. Les conditions de travail sur ce type de paroi instable représentent un défi technique que nous sommes fiers de relever pour assurer la sécurité des usagers de cette route.

Après l’éboulement sur la M108, comment sécuriser la paroi et la route

Depuis mercredi, les services de Saint-Étienne Métropole sont à pied d’œuvre sur la route M108. Après avoir évacué plusieurs centaines de tonnes de pierres et de gravats à la suite de l’éboulement et des purges, se pose la question de sécuriser la paroi jugée instable.

Pour gagner le village de Caloire, depuis Firminy, il va falloir être plus patient, pendant quelques jours au moins. C’est dur pour une bonne quinzaine de kilomètres qui attend les automobilistes, obligés de passer par Saint-Maurice-en-Gourgois, en empruntant la RM3 via Gland, puis Besse sur la commune de Chambles…

Avant de rouvrir la route, il faut purger la colline

Mais l’éboulement sur la M108 survenu le mercredi 26 mars, en fin de matinée, ne laisse guère de choix. De gros blocs de pierre se sont détachés de la colline, tombant sur la route vers le bas du pont du Pertuiset. La déviation a été mise en place depuis lors et les agents de Saint-Étienne Métropole se sont mis à l’œuvre pour déblayer la chaussée.

Un travail qui s’est poursuivi jeudi et vendredi car, comme le précise un responsable de SEM, enlever les pierres et les gravats déjà tombés, ce n’est pas suffisant. « Avant de rouvrir la route, il faut purger la colline pour s’assurer qu’il n’y ait pas de blocs instables qui risquent de tomber. »

Pour ce faire, SEM a mobilisé des équipes de cordistes qui sont descendus en rappel sur la paroi et qui ont fait tomber des blocs, certains assez conséquents. « Un travail très technique assumé par des spécialistes équipés de casques, de harnais et de leviers pour faire bouger et tomber les blocs rocheux. Vendredi matin, il restait encore au moins 200 tonnes de gravats sur la route, quelque 400 ou 500 tonnes avaient déjà été déblayées la veille ! »

Mais les services techniques ont constaté qu’en s’attaquant à la purge, « il y a une instabilité dans la paroi, d’autant plus qu’il s’agit du deuxième éboulement et ce secteur en peu de temps ». Effectivement, le 20 décembre dernier, des blocs étaient déjà tombés sur la route et la colline avait alors fait l’objet d’une attention toute particulière.

Une instabilité plus grande, des rochers qui se détachent plus facilement : pour SEM, c’est un élément conséquent qui vient d’avoir lieu, considéré comme « assez majeur ». « Il faut continuer d’investiguer pour comprendre ce qui est en train de se passer. Des éboulements sur cette ancienne départementale, il y en a toujours eu un peu, on fait régulièrement des campagnes pour vérifier ; mais là, on tombe sur des choses un peu plus compliquées. »

La route reste fermée jusqu’à lundi soir, au moins

La M108 est donc une route très surveillée : « Sur des zones comme ça, comme les ponts ou les murs de soutènement, on assure des inspections régulières, pour faire des purges, pour réparer quand il y en a besoin. »

La route sera donc fermée à la circulation tout le week-end, car la météo annonce de la pluie, susceptible de faire glisser des gros blocs. « Quand de l’eau s’infiltre dans la terre, les talus, la paroi, ça peut potentiellement faire bouger des éléments et ça risque toujours les terrains », expliquent les techniciens de SEM. Même si l’hiver n’a pas été très froid, la succession de gel, de dégel, d’humidité vient fragiliser la paroi.

De plus, la chute des blocs a endommagé la chaussée qui devra être remise en état avant de rouvrir. Par sécurité, donc, la M108 ne rouvrira pas avant lundi soir, à condition que la situation soit stabilisée et que les risques soient écartés.

La pose de grillages évoquée pour sécuriser la route

Dès lundi 31 mars au matin, un expert SEM rencontrera un bureau d’études géotechniques « pour envisager si les opérations de purge qui sont effectuées ces derniers jours sont suffisantes. L’étape suivante peut être la mise en place de témoins qui permettront de surveiller les fissures et de voir si ça bouge. »

Une solution complémentaire sera peut-être mise en œuvre avec l’installation de grillages. « Si des blocs se détachent, ils sont retenus par des filets ancrés très profondément comme sur les routes de montagne ou plus proche de nous sur la RD1082, au col de la République. »

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